INVESTIR DANS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES POURRAIT AVOIR DES AVANTAGES SUR LA SANTÉ ET CONTRIBUER A LA LUTTE CONTRE LA LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ACTUEL

photo taty CLENA

Au mois d’aout 2015, à travers un article publié sur les médias, nous avons tiré la sonnette d’alarme sur le fait  qu’il était temps pour les pays du monde d’adopter les énergies qui répondent aux défis du développement durable et enjeux du changement climatique, car il fait l’ombre d’aucun doute que la forte industrialisation actuelle et l’utilisation excessive des combustibles fossiles sont à la base du dérèglement climatique.

En effet,  nombreux sont ceux qui pensent que les négociateurs de l’accord de l’ONU sur le climat doivent fixer un objectif à mi-siècle pour éliminer les combustibles fossiles en faveur notamment des énergies renouvelables, qui à l’heure actuelle se présentent, en termes de l’économie, de la préservation de la santé humaine et de l’efficacité, comme des solutions aux défis posés par le réchauffement   climatique.

Un récent rapport de Harvard, publié dans la revue Nature et changement climatique, souligne que l’élimination progressive des combustibles fossiles et leur remplacement par les énergies renouvelables pourrait aider à économiser des millions de dollars déboursés pour la santé ; cela, après avoir comparé les couts régionaux des soins de santé administré pour les maladies causées par l’utilisation des combustibles fossiles et les bénéfices qui résulteraient de la mise en œuvre des projets d’efficacité énergétique et renouvelables . Ces études, menées par Jonothan Buonocore, sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, et expérimentées sur six installations actuellement en fonction démontrent les avantages que ces énergies procureraient.  A titre illustratif, les parcs éoliens seuls, construit près de Cincinnati et Chicago produits 210 millions ($) de dollars en prestation de santé annuelle ; de même les projets d’efficacité énergétique mises en œuvre à Cincinnati produit plus de 200 millions de $ en prestation chaque année.

L’Institut de Potsdam par contre conclut dans ses recherches sur l’impact climatique que si on éliminait les combustibles fossiles disponibles, cela pourrait contribuer également à éliminer les calottes glaciaires de l’antarctique et de lever le niveau des mers de 58 mètres.

Nous le savons tous que l’année 2015 est pour la communauté mondiale, celle d’un grand tournant pour la concrétisation d’un texte à forces contraignantes devant succéder au Protocole de Kyoto ;  Il s’agit de l’accord de Paris. Un des enjeux majeurs pour JVE-RDC auprès des négociateurs, le plaidoyer pour que l’accent soit mis sur la prise en compte de l’accès pour tous aux services énergétiques propres, adaptés aux contextes locaux et à prix abordable et d’enclencher une transition énergétique durable pour lutter contre la pauvreté et permettre l’atteinte des objectifs pouvant sauvegarder la vie sur Terre : « Limiter l’augmentation de la température moyenne à moins de + 2° C d’ici à 2050».

Point est besoin de rappeler que la desserte en électricité en RDC est évaluée à moins de 11%, et les combustibles fossiles sont les premières sources d’énergie. Plus de 60% des populations congolaises font recours au pétrole, bois de chauffe, l’essence et mazoute pour les groupes électrogènes et les pouvoirs publics soutiennent les secteurs de l’électricité et de l’hydrocarbure, en accordant les subventions en vue d’assurer l’accès facile par les populations à l’énergie. D’âpres une étude menée par JVE-RDC sur le taux de subvention à l’énergie, il se dégage que plus 100 millions servait à la prise en charge du carburant à la pompe et à l’électricité, pendant que le courant électrique est desservi avec intermittence « Délestage » ; les populations vivant les zones rurales sont desservi à près de 1% en électricité et utilisent les lampes tempêtes à pétrole et des lampes à huile fabriquées à l’aide des boites de conserves, avec tous les problèmes de santé ou maladies induits par la pollution de l’air intérieur, pour les quels la population ne peut combattre à la suite de la pauvreté qui le caractérise. Pour faire la cuisine, ce sont des forets qui souffrent d’un abatage sauvage des arbres, aux cotés d’une déforestation industrielles faites en violation graves des normes en la matière et les lois du pays.

Ainsi, Investir dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables,  doit être une priorité en Afrique,  particulièrement en RDC ;  Pendant que l’Afrique a besoin de 300 milliards de dollars pour fournir de l’électricité à tous, l’Agence Internationale de l’Energie annonce en 2013 un montant des subventions aux énergies fossiles à l’échelle mondiale de l’ordre de 544 milliards de dollars. A titre de comparaison, les subventions accordées aux énergies renouvelables s’élevaient à un peu plus de 100 milliards de dollars en 2012 et, selon les projections de l’AIE, devraient atteindre 220 milliards de dollars en 2035.

Les énergies renouvelables représentent actuellement l’option la plus économique et

Capable d’impulser le développement économique surtout auprès des communautés pauvres dont l’ensemble des services sociaux de base (l’éducation, la santé, l’accès à l’eau, etc.) restent encore suffisamment insatisfaits.

Selon cette même étude de JVE, en cours de réalisation Le charbon correspond à 40% de la production électrique mondiale, mais Il est responsable de plus de 72% des émissions de CO2 ; 600 000 Africains meurent chaque année à cause de la pollution de l’air intérieur générée par l’utilisation de la biomasse pour la cuisson, dont principalement des femmes et des enfants.
Si nous voulons transmettre des villes comme Tokyo, Hong Kong, Shanghai, Calcutta Calcutta, Hambourg ou à New York aux générations  futures, nous devons éviter un basculement climatique.

Dans la même logique, près de 130 pays ont désormais se présenter pour soutenir un objectif à long terme de l’Accord de Paris qui doit être décidée en Décembre. Ce serait une décision difficile pour beaucoup de grands pays exportateurs de pétrole et de charbon du monde, en particulier les pays de l’OPEP. Cependant, en Août, les dirigeants islamiques ont suivi le même exemple de l’Ouganda par l’émission d’une déclaration islamique sur les changements climatiques, appelant les musulmans à travers le monde à travailler pour  l’élimination progressive des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et une stratégie 100% d’énergie renouvelable, une déclaration qui a été approuvée par le Grand Mufti du Liban et de l’Ouganda, ainsi que des éminents chercheurs et enseignants islamiques provenant de 20 pays, lors d’un colloque à Istanbul en Août.

Cette décision, en effet, doit être  la préoccupation de tous les négociateurs si nous voulons léguer  aux générations futures une planète sécurisée, et L’accord de Paris doit se fixer comme un des objectifs principaux la suppression progressive de toutes les subventions, directes et indirectes, aux énergies fossiles pour les diriger vers 100% énergies renouvelables, ainsi qu’un accès à l’énergie durable pour tous en 2050 au plus tard pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable.

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